Ste Claire Deville

Henri Sainte-Claire Deville reprit les travaux de l'allemand Friedrich Wöhler, qui avait obtenu en 1827, une poudre grise très altérable en traitant le chlorure d'aluminium par le potassium. Il s'aperçut que l'état pulvérulent du métal obtenu était dû à ses impuretés, silicium, potassium et chlorure d'aluminium. Ayant soumis au rouge l'aluminium ainsi préparé, à l'action d'un courant de vapeur de chlorure d'aluminium anhydre, il obtint un métal bien fondu. Il songea alors à réaliser véritablement l'extraction de l'aluminium.

Sa première idée fut de l'obtenir par l'électrolyse de son chlorure fondu, procédé que Bunsen venait d'appliquer avec succès à la préparation du magnésium, premier jalon lointain de l'électrométallurgie. Mais à cette époque, la dynamo n'existait pas, les sources chimiques du courant électrique lui parurent trop faibles et trop coûteuses.

Il conserva donc le procédé de Wöhler, mais en lui apportant 2 importantes innovations :

  1. la substitution au potassium du sodium, beaucoup moins cher et plus facile à manier et dont il créa en même temps la fabrication industrielle.
  2. l'emploi du chlorure double d'aluminium et de sodium plus stable et plus facile d'emploi que le chlorure simple.

Enfin son attention s'étant portée sur les premiers échantillons de cryolithe ou fluorure double d'aluminium et de sodium, en provenance du Groenland, il observa la facilité avec laquelle l'alumine se dissout dans les fluorures fondus, et il eut l'idée d'ajouter une certaine quantité de cryolithe au chlorure double d'aluminium et de sodium. Ceci lui permit de rassembler les petits globules d'aluminium légèrement oxydés à leur surface, et se refusant jusqu'alors à se souder entre eux.

Il y avait là l'origine de toutes les idées qui ont conduit par le suite au procédé actuel de la fabrication de l'aluminium.

En 1859, il publia un ouvrage intitulé : " De l'aluminium, ses propriétés, sa fabrication et ses applications ".

La fabrication de l'aluminium était cependant coûteuse et en faisait un métal de luxe, d'où les recherches de Paul Héroult pour le rendre bon marché.
 

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