Louis Merle
un ami et collaborateur d'Héroult

Il fut l'un des premiers, des meilleurs et des plus fidèles amis de Paul Héroult. Il lui apporta une aide financière et collaboration technique et matérielle précieuses.
Il était administrateur de la Compagnie de Produits chimiques et électrométallurgiques d'Alais, Froges et Camargue, où il représentait la double tradition de l'ancienne production chimique de l'aluminium au moyen des procédés de Sainte Claire Deville, par l'oeuvre de son père Henry Merle à Salindres, et la fabrication électrolytique moderne du métal, par son amitié et sa collaboration avec Héroult.
Louis Merle naquit à Alès, le 9 décembre 1862. Son père, Henry Merle, ancien élève de l'École Centrale des Arts et Manufactures, dirigeait l'usine des produits chimiques de Salindres, qu'il avait fondée avec l'aide de capitaux lyonnais.
Louis Merle, après ses études au lycée de Nîmes et un temps de préparation à l'École Polytechnique, passa un an au Polytechnicum de Zürich et suivit enfin les cours de l'École des Mines de Paris. Ce fut là qu'il fit la connaissance d'Héroult et qu'il réunit, avec Kerguistel et Longuet, les premiers milliers de francs qui constituèrent le capital des essais de Gentilly. On a lu d'autre part qu'il prit une part effective aux laborieux travaux des premiers essais.
Ce fut encore Louis Merle qui tenta de mettre Héroult en rapport avec Péchiney et qui, quelques temps après, participa aux pourparlers d'Héroult avec Dreyfus, Munerel et Viard pour la fondation de la Société Électrométallurgique Française.
Le 18 mars 1890, Louis Merle épousa la fille de M. Albert Massé, ingénieur des Ponts et Chaussées, venu prendre la direction de l'usine de Froges, où Louis Merle venait lui-même fréquemment retrouver son ami Héroult.
Louis Merle, d'une modestie naturelle et d'une nature peu communicative, avait des qualités remarquables d'intelligence, de jugement droit et sûr, appuyés d'un grand bon sens et agrémentées d'une extrême bonté qui le rendaient sympathique à tous ceux qui l'ont approché. Son érudition était très étendue et il la devait non seulement à ses études et à ses lectures, mais pour une bonne part à sa connaissance des multiples pays où il eut l'occasion de voyager à diverses reprises avec sa femme. Il était un fidèle habitué des Croisières de la "Revue des Sciences", il avait effectué en 1899 un voyage autour du monde avec Héroult et avait séjourné aux Indes en 1913-1914.
Il mourut le 17 mars 1936.
 

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