Historique
                                 de la fabrication de l'aluminium

                     Fabrication chimique                              Procédés électriques

1825 - H.Ch. OERSTED
Réduction du chlorure d'aluminium au moyen de l'amalgame de potassium. Distillation de l'amalgame d'aluminium et communication du résultat à Wöhler

1852 - R. BUNSEN
Travaux sur le magnésium. Electrolyse du chlorure de magnésium dans un creuset de porcelaine, dont le couvercle est traversé par deux électrodes en charbon, dont la négative comporte des entailles où se dépose le métal.
Essai par Bunsen d'électrolyse du chlorure d'aluminium

1827 - F. WOLHER
Réduction du chlorure d'aluminium par le potassium. Obtention d'un petit culot d'aluminium impur conservé dans la collection de l'Université de Göttingen

1853 - H. SAINTE-CLAIRE DEVILLE
Premiers travaux sur l'aluminium en appliquant le principe de Bunsen modifié par l'emploi du chlorure double d'aluminium et de sodium moins volatil et susceptible de fusion. Présentation à l'Académie des Sciences, le 20 mars 1854, d'un culot d'aluminium ainsi obtenu et laminé.
Première idée de l'emploi de la cryolithe du Groenland, ajoutée au chlorure double comme fondant pour rassembler les globules d'aluminium.

1854 - H. SAINTE -CLAIRE DEVILLE
Création de la métallurgie de l'aluminium. Production par voie chimique, en faisant agir le sodium sur le chlorure double d'aluminium et de sodium. Etude complète des propriétés et premières réalisations.

1854 - R.BUNSEN
Electrolyse du mélange de chlorure d'aluminium et de chlorure de sodium avec séparation des chambres de l'anode et de la cathode en charbon par un diaphragme en porcelaine. Mais ressources de courant électrique encore insuffisantes.

 

1886 - CASTNER
Perfectionnement du procédé Deville et dernier emploi industriel de la production chimique de l'aluminium en Angleterre.

 

1887 - GRABAU
Réduction du fluorure d'aluminium par le sodium dans un creuset en fonte revêtu intérieurement de cryolithe

 

Vers 1884-1885, les procédés électriques "étaient dans l'air"  suivant l'expression même d'Héroult qui tenait à rendre hommage à un certain nombre de chercheurs, notamment :
Lontin, électricien français qui songe le premier à l'alumine comme matière première et entrevoit les fondants nécessaires.
Lossier, de Genève.
Grabau, de Hanovre
Gaetzel, de Brême
Kleiner, de Zürich, qui travaillait la décomposition de la cryolithe par électrolyse dans un creuset en graphite, avec anode en charbon et une cathode en cuivre refroidie.
1885 - LES FRERES COWLES
Obtention d'alliages d'aluminium en réduisant l'alumine par le charbon au four électrique en présence de fer ou de cuivre. Obtention de ferro-aluminium et de cupro-aluminium.
 
 

                                                                         Fabrication électrolytique

HEROULT 
A 23 ans, le 23 avril 1886, dépose une demande de brevet d'invention concernant "un procédé électrolytique pour la préparation de l'aluminium", qui est toujours à la base de la production électrolytique de l'aluminium.

BRADLEY
Avait demandé, dès 1883, aux Etats-Unis un brevet pour un procédé d'électrolyse en bain de fusion avec chauffage exclusif par l'effet Joule du courant électrique

KILIANI
Après avoir réalisé la production électrolytique du zinc en 1884, arrive en 1888 à Neuhausen et oriente le procédé d'Héroult vers la production de l'aluminium pur. Etablit une première cuve à anode pour assurer l'alimentation en alumine

HALL
Dans un parallélisme surprenant de vie et de découvertes avec Héroult, crée en Amérique un procédé qui se caractérisait par l'emploi :
1- d'un mélange de sels : cryolithe, fluorure d'aluminium et spath fluor
2 - d'un grand nombre d'anodes à petite section.

 

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